Les peintures

Inna

Huile sur toile et fil de coton, 80 cm de diamètre
Inspirée par les mots d’ Inna Ivanova (Bulgarie) :

“Жълт минзухар от планината, пламък под снежните преспи.”

« Un crocus jaune de montagne, une flamme sous les congères. »

Appartenant à une collection privée



Maria

Huile sur toile, 120 x 120 cm
Inspirée par les mots de  Maria Alex (Équateur) :

“En Sudamérica existe un lugar con dones especiales, donde todas las estaciones suceden en un instante. Es como un carrusel lleno de colores por sus diversas costumbres, los paisajes de sus regiones y sus creencias que llenan el alma. Mi país tiene momentos inequívocos que rompen la utopía de soñar en lugares pequeños, porque Ecuador está en la Mitad del Mundo.”

« En Amérique du Sud, il existe un lieu aux dons particuliers, où toutes les saisons adviennent en un instant. C’est comme un carrousel plein de couleurs : de coutumes diverses, de paysages et de croyances qui remplissent l’âme. Mon pays a des moments sans équivoque qui brisent l’utopie de rêver dans de petits lieux, parce que l’Équateur est au centre du monde. »




Madalena

Huile sur toile, 89 x 116 cm
Inspirée par les mots de  Madalena Caetano (Portugal) :

“Que amor é este que me faz ir e voltar, Lisboa?”


« Quel est cet amour qui me fait aller et venir, Lisbonne ? »



Carl

Huile sur toile, 130 x 162 cm
Inspirée par les mots de  Carl Chalhoub (Égypte)

“ديدج لبقتسمل ديعب”


« Loin, pour un avenir nouveau. »



Maxime

Huile sur toile, 89 x 1426cm
Inspirée par les mots de
Maxime Bertrand (Québec) :

“Pour moi, la maison, c’est plus des gens que des endroits parce que j’ai toujours l’impression de bouger beaucoup. Donc quand je les retrouve [mes gens], je me sens chez moi, je me sens confortable, puis pas tout à fait seul. C’est chaleureux, ça fait du bien, puis dernièrement j’ai trouvé qu’y’avait un endroit, qui est là où l’on a grandi, toute ma famille, qui est un truc qu’on a en commun ensemble. Un endroit qui nous rassemble, depuis toujours. Puis ce qui me fait sentir à la maison là-bas, c’est le vent, le lac, les arbres, les animaux, la nature. Ce sont des choses que j’arrive à trouver un peu partout, en voyageant, et qui arrivent à me faire sentir comme si j’étais ancré quelque part, et c’est ce que j’apprécie.”


“For me, home is more about people than places, because I always feel like I’m on the move. When I find them [my people], I feel at home, comfortable, not quite alone. It’s warm, it feels good. Lately, I’ve realized that home is also the place where we all grew up—my whole family—something we share. A place that has always brought us together. What makes me feel at home there is the wind, the lake, the trees, the animals, the nature. These are things I manage to find everywhere while traveling, and they make me feel anchored, as if I belong. That’s what I appreciate.”

Appartenant à une collection privée.




Micaela

Huile sur toile, 81 x 116 cm
Inspirée par les mots de  Micaela Dixon (Canada) :

“I find that when I’m away from home, I like to participate in events, especially in subculture scenes that remind me of back home. They always feel the same to me wherever I am and make me feel like I am at home wherever I am.”

« Je trouve que, lorsque je suis loin de chez moi, j’aime participer à des événements, surtout dans des scènes de sous-culture qui me rappellent chez moi. Elles me semblent toujours les mêmes, où que je sois, et me font sentir chez moi, où que je sois. »



Philippe

Huile sur toile, 81 x 130 cm
Inspirée par les mots de  NGuessan Rygoh Philippe (Côte d’Ivoire) :

“Fefe ô ti anouzè lika. Sran n’gba bé ya lè. Bé ba houmien dowa, bé ba yidjôlè. Likawlè ô ti di’hi. Sran wafa klwaklwa n’gba mé ba lè. Wié béa kan bé awlô ndè, wié bé liè, min ndè yè béa kankan. Fefe bo lô sran bé klo bé’houn. Anouanzè ô ti dans lô, bé wla fi’ bé’houn lô.I sô lika liè ô fa Cité Universitaire. San’guè wa ô ti ko’houn dan. Man tô amoulé. Mi wla kpinpkin Bamsou min sou. Lô asiè, lô aliè n’ga yé di, lô djoué n’ga yé si, lô ablé, lô min.”

« Bambou est un lieu de retrouvailles, de rassemblement et de repos : un espace calme et apaisant où toutes les classes de la société se rencontrent pour parler, partager et réfléchir, que ce soit aux luttes du pays ou à leur propre vie. L’énergie, l’atmosphère sont indescriptibles. À bien des égards, cela me rappelle la Cité Universitaire. Comme vous l’aurez peut-être deviné, Bambou me manque. Les conversations, les repas que nous avons partagés, les rires : tout me manque. Cela me rend nostalgique de mon pays. Je pense aux personnes que j’ai rencontrées, à la musique, aux parfums, à la vie de ce lieu. »



Mariana

Huile sur toile, 130 x 162 cm
Inspirée par les mots de  Mariana Fabião (Portugal) :

“A minha terra natal é o meu lugar, erguida da pedra cinzenta com vozes que ecoam entre o Rio e o mar.”

« Ma terre natale est mon lieu, dressée de pierre grise, avec des voix qui résonnent entre le fleuve et la mer. »



Aude

Huile sur toile, 130 x 162 cm
Inspirée par les mots d’ Aude Nyadanu (France) :

“J’ai deux terres d’origine. L’une est inscrite sur mon visage mais je ne m’y sens pas chez moi. L’autre est celle où j’ai grandi, mais où on me perçoit comme une étrangère. Souvent j’ai l’impression qu’aucun lieu ne m’appartient vraiment. Mais je préfère me dire que je suis un peu chez moi partout dans le monde.”

“I have two lands of origin. One is written on my face, but I don’t feel at home there. The other is where I grew up, but where I am perceived as an outsider. Often, I feel like no place truly belongs to me. But I prefer to tell myself that I am a little at home everywhere in the world.”



Mohamed

Huile sur toile, 130 x 162 cm
Inspirée par les mots de  Mohamed Sultan (Égypte) :

“يلع راث يللا يليج رصم ةليعلا باحصلا مالسلا ةراضحلا خيراتلا رصم .رصم نم و ةيرحلل لصوي هنا رِّصُم يللا ليجلل يمتنا يرصم ينا روخف .ملظلاو داسفلا ةيطارقوميدلا و لدعلا”

« Je viens d’Égypte. L’Égypte, c’est l’histoire, la civilisation, la paix, les amis, la famille, et ma génération, qui s’est levée contre la corruption et l’injustice. Je suis fier d’être égyptien, de faire partie de cette génération qui insiste sur la liberté et la justice. »



Bárbara

Huile sur toile et fil de coton, 130 x 162 cm
Inspirée par les mots de  Bárbara Janicas (Portugal) :

“De minha casa, sinto falta sobretudo dos sons: do som reconhecível das vozes mesmo sussurradas, dos passos no corredor, da chave de casa a rodar na fechadura, do meu pai a tocar guitarra, da minha irmã a acordar no quarto ao lado, e da minha mãe a chamar-me ao domingo de manhã para me ir deitar com ela, “só por cinco minutos”. Faz-me falta estar deitada na minha cama, de olhos fechados, a ouvir tudo isto, todos estes sons que ressoam o meu corpo, assegurando-me de que ainda estou “chez moi” ao acordar.”

« Ce qui me manque le plus de chez moi, ce sont les sons : le son reconnaissable des voix, même chuchotées, des pas dans le couloir, de la clé de la maison qui tourne dans la serrure, de mon père qui joue de la guitare, de ma sœur qui se réveille dans la chambre à côté, et de ma mère qui m’appelle le dimanche matin pour venir m’allonger avec elle, “juste cinq minutes”. Il me manque d’être allongée dans mon lit, les yeux fermés, à écouter tout cela : tous ces sons qui résonnent à travers mon corps, m’assurant que je suis encore “chez moi” au réveil. »